sans titre
Le cratère et ses échos lyriques
Le clin d'œil des astres recycle mon cœur, flambant neuf, flamboyant, me brûlant moi dans ce divin cratère de l'oubli, du lyrisme et de la renaissance précédant chaque fois la conviction du dernier souffle qui finalement se renouvelle et je sursaute et nous sursautons parce que le clocher sonne et que le pain est grillé, parce que la rame tape contre la coque, parce qu'un éternuement, parce qu'une volée d'oiseaux jaillit d'on ne sait où et qu'un train s'essouffle, parce qu'un klaxon, qu' il faut payer la caissière 8euros40 s'il vous plait, parce que le jet d'eau nous éclate à la gueule et que le temps et le vide nous clouent le cœur en plein dans son élan à l'éternité alors même que notre enveloppe s'éprend de chaque minute, de chaque seconde et de cette dissonance une déchirure, une entaille, tout au fond tout le temps, 8 milliards de cœurs, de pulsations, que le clin d'œil des astres renouvelle chaque fois, flambants neufs, flamboyants, brûlants dans le cratère du monde, de l'oubli et de ses échos lyriques.
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