En deça



Je déloge cet armement interne et le porte au creux de mes mains. Stupéfaite, curieuse, admirative. Tiens, te voilà. Je t'ai retrouvé. Drôle de vie amnésique. La route s'est fait sauvage, épineuse, difficile d'accès. Il faut prendre l'habitude de s'y promener ; Éclaircir la voie. Penser à couper les ronces, tailler les branches, et marcher ainsi pieds nu, sur les graviers, en attendant de se faire un peu plus de corne. Que sonne l'heure du solstice prochain. Gros cailloux devenus coussins.

Marcher dans le noir à coup de susurrement;
S'agripper en connivence;
et c'est une chanson, une nouvelle danse, une douce saison qui recommence.




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