Déliquescence
Dans mon corps, elle rôde la mort. Sous le derme de ma peau, elle dort la mort. Sous-jacente la
mort, menaçante la mort, mon corps c'est ça maison ses saisons
habitent mon cœur. Dans les angles plat de mon esprit il y a la mort
qui s'écrie : la vie c'est juste un mirage flottant au dessus des
cimes, la vie c'est juste une infinités d'abîmes ! Elle qui malmène
mes intentions, se déchaîne en érosion, virevoltant à profusions. La mort cyclothymique, mon corps ; la mort symptomatique, encore.
Crucifier mes
aspirations, oublier mes intentions. C'est à la mort de décider et sa manière de s'exprimer soit pour m'extirper de ce sors ou bien pour m'enliser plus encore. Martingale aux aurores.
La mort mène les
désirs, le désir de la déraison; C'est l'oraison funeste
qui se déleste des saisons. L'horizon qui se rétréci et les rêves que la mort raccourci. C'est l'étrenne qui s'étiole face à
la mort qui rigole et qui s'assouplit devant l'amour, il y a la
mort qui s'oublie.
Elle qui se tord dedans
les cris et se racole en litanie au creux d'un songe. Se glisse en un flot, laisse son sillage sur ma peau. Et je suffoque. Mais
la mort s'en moque, la mort s'en claque, inextinguible la mort
exalte la vie ou bien souvent l'assombri. Devant l'aube qui tari elle secoue la tête chasse et bestiale elle s'apprête à te
broyer les os sitôt que tu lui tourneras le dos. Sous la peau d'un
nouveau née elle fait son nids.
Elle qui reviens avant que tu ne l'oublis ;
histoire sans lendemain,
message à la mort
et moi je lui dit
merci.

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